Ce lundi, 22 juillet 2019, la Première Dame du Burundi, Son Excellence Denise Nkurunziza a poursuivi sa campagne de mobilisation des administratifs, des acteurs religieux et responsables sanitaires de la région nord sur les thèmes de l’élimination de la transmission du VIH de la mère-enfant, de la prévention et la prise en charge de l’infertilité et de la planification familiale. Etaient présents, dans l’atelier tenu à l’hôtel Ruhuka, en Province de Ngozi, les gouverneurs de provinces , les chefs des districts sanitaires et les représentants des confessions religieuses des provinces de NGOZI, MUYINGA, KIRUNDO et KAYANZA. Participaient également à cette rencontre, les Ministre de la Santé Publique et de la lutte contre le sida et celui de l’Education, de la formation technique et Professionnelle et le Représentant résident du FNUAP.
Dans son discours, la Première Dame a rappelé qu’au mois d’octobre 2018, dans la même province de Ngozi, le Burundi s’est associé à l’Organisation des Premières Dames d’Afrique contre le Sida (OPDAS) pour lancer la campagne « Naitre libre pour Briller ». Cette campagne visait à contribuer à la prévention de nouvelles infections du VIH et de la mortalité infantile, et avec comme objectif d’aider à mettre fin au sida chez les enfants en Afrique, d’ici 2030, et à préserver la santé des mères. La Première Dame a en outre indiqué que cet atelier est organisé pour évaluer le pas déjà franchi dans la lutte contre le Sida surtout dans cette région nord.
Selon les données du ministère de la santé publique et de la lutte contre le sida, il y une petite réduction des grossesses précoces dans certaines provinces,mais le chemin à parcourir reste long. Pour la Première Dame, le pays ne peut pas se développer si la santé de la population n’est pas maîtrisée. « Nous devons tous renouveler notre engagement sur la lutte contre les grossesses non désirées, les mariages précoces qui sont des causes primaires de la fragilité de la santé des jeunes filles », a recommandé Son Excellence Denise Nkurunziza. Elle a aussi exhorté les administratifs et les parents de bien encadrer la jeunesse pendant cette période des vacances.
A propos de la question de l’infertilité, la Première Dame a indiqué que cette question a été depuis longtemps un sujet tabou dans la culture burundaise et la responsabilité de l’infertilité incombe seulement à la femme.
« Des ménages sont disloqués à cause de l’infertilité dont on ignore souvent les causes et la femme est souvent culpabilisée et chassée du foyer. Nous devons tous comprendre que les femmes sont plus que des mères, qu’elles sont des membres actives dans la société et doivent être respectées comme telles », a martelé l’Epouse du Chef de l’Etat.
A propos de ce sujet, les participants ont proposé la création d’un centre de traitement et de counseling des cas d’infertilité.

La Première Dame du pays a enfin insisté sur la planification familiale car elle est la source du développement durable. Sur ce sujet, les administratifs et les acteurs religieux ont été exhortés de continuer la sensibilisation pour que la mentalité des burundais change et vise à la planification familiale pour le bien être familiale.