Le Président Ndayishimiye fixe les priorités au MINEAGRIE pour produire plus et mieux nourrir la population

Le Président Ndayishimiye fixe les priorités au MINEAGRIE pour produire plus et mieux nourrir la population

À la veille de la saison culturale A, le Président de la République du Burundi, Son Excellence Évariste Ndayishimiye, a réuni samedi à Kibimba, en province de Gitega, les hauts cadres du Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage (MINEAGRIE), pour évaluer la situation des secteurs agricole, pastoral et environnemental et fixer les priorités pour la prochaine saison culturale.

D’emblée, le Chef de l’État a rappelé que l’agriculture et ses secteurs connexes constituent le moteur essentiel de la Vision “Burundi, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060”. Il a appelé les responsables du MINEAGRIE à traduire en actions concrètes le slogan : « Que chaque bouche ait à manger, que chaque poche ait de l’argent. »

Les responsables des trois principales directions générales dudit ministère ont présenté l’état des lieux de leurs secteurs. Si l’élevage affiche une progression encourageante, avec notamment une forte croissance des effectifs porcins et cunicoles depuis 2020, le Président Ndayishimiye a appelé à plus d’efficacité dans le secteur agricole, notamment en matière de gestion et de distribution des engrais subventionnés.
Il a dénoncé les pratiques qui compromettent l’accès des agriculteurs aux intrants et appelé à renforcer le contrôle afin que les subventions de l’État bénéficient réellement aux producteurs.

Dans le secteur de l’élevage, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de produire davantage de viande et de lait, en développant notamment l’élevage des poulets, porcs et lapins, tout en favorisant la spécialisation des bovins selon leur race.

Sur le plan environnemental, il a encouragé la multiplication des courbes de niveau, l’utilisation du gaz et du biogaz, ainsi que la plantation d’arbres et de bambous pour mieux protéger les sols, les sources et les cours d’eau.

Pour rapprocher davantage l’administration aux producteurs, le Président de la République a instruit le ministère de mettre en place des mécanismes d’encadrement de proximité et de suivi régulier des activités agricoles.

Il a, enfin, demandé au service des statistiques du MINEAGRIE de définir des indicateurs précis permettant de mesurer la réalisation de l’objectif « que chaque bouche ait à manger », notamment en termes de besoins nutritionnels, de production agricole, de superficies nécessaires et de délai pour atteindre cet objectif.

Cette rencontre traduit ainsi la volonté du Chef de l’État de faire du secteur agricole un véritable levier de sécurité alimentaire, de création de revenus et de transformation économique du Burundi.