Le Président Ndayishimiye se joint aux Bakenyererarugamba pour la 5ᵉ édition de l’« Umukenyererarugamba Day »
Le Chef de l’État burundais, Son Excellence Évariste Ndayishimiye, également Président en exercice de l’Union africaine et Président du Conseil des Sages du CNDD-FDD, accompagné de la Première Dame, s’est joint ce 14 mars, au stade Ingoma de Gitega, aux Bakenyererarugamba venues de toutes les provinces du pays pour célébrer la 5ᵉ édition de l’« Umukenyererarugamba Day ».
Placées sous le thème : «Bakenyererarugamba, éduquons nos enfants en leur inculquant le patriotisme et façonnons une génération engagée à bâtir un Burundi prospère », les cérémonies ont été marquées par un impressionnant et long défilé. Celui-ci a réuni les Bakenyererarugamba représentant les différentes provinces du pays, les jeunes Ibiswi vy’Inkona ainsi que les jeunes Imbonerakure du parti CNDD-FDD, qui ont paradé avec un dynamisme et une élégance particulièrement remarqués.
Outre les hauts cadres de l’État, membres ou non de ce parti politique, la célébration a également enregistré la participation d’invités issus d’autres formations politiques. Des délégations du CCM et de l’UDPS, respectivement partis au pouvoir en République-Unie de Tanzanie et en République démocratique du Congo, ont honoré de leur présence ce grand rendez-vous.
Dans son discours de circonstance, le Chef de l’État et Président du Conseil des sages du CNDD-FDD a réaffirmé l’engagement du Burundi en faveur du respect des droits humains pour tous. Il a insisté sur le principe de non-discrimination, dans le strict respect de la loi et conformément à l’article 22 de la Constitution de la République du Burundi, qui consacre l’égalité de tous devant la loi, fondement essentiel de l’État de droit.
Le Président Ndayishimiye a également souligné que la propriété foncière familiale doit demeurer le véritable cordon ombilical de la famille, constituant son socle fondamental. Selon lui, celle-ci ne devrait en aucun cas être cédée ou transférée à une autre famille sans le consentement préalable de tous les membres concernés. Cette propriété ne devrait pas non plus être source de mésentente entre les filles et les garçons d’une même famille, compte tenu de la culture burundaise, fondation même de cette nation. Il ainsi indiqué que la réglementation relative au droit de propriété foncière familiale mérite une étude approfondie afin d’éviter qu’elle ne devienne un facteur de déstabilisation de la culture burundaise et, par conséquent, de fragilisation de la société.
Le Chef de l’État a félicité les Bakenyererarugamba pour leur rôle essentiel dans l’éducation des enfants dès leur plus jeune âge, en leur inculquant le respect, l’honnêteté, le sens du travail, ainsi que l’amour du prochain et de la patrie. Les invitant à être de bons exemples en tout, il a souligné que ces valeurs forgent des hommes et des femmes courageux, capables de contribuer activement à l’essor de la nation, et que cette éducation constitue un fondement indispensable pour former des générations disciplinées et engagées, déterminées à bâtir un Burundi prospère pour aujourd’hui et pour demain.