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Chers Compatriotes, Amis du Burundi;

1. Je rends Grâce à Dieu qui veille toujours sur nous jusqu’ à ce jour de joie où nous commémorons vingt six ans de l’adoption de la Charte de l’Unité Nationale.  

2. Vingt six ans viennent de s’écouler depuis que les Burundais se sont engagés à renouer avec l’Unité. Ils ont ainsi décidé d’éviter tout ce qui pourrait les dresser les uns contre les autres et de combattre toute idéologie divisionniste et quiconque susceptible de les embarquer sur le train des divisions ethniques, régionales, religieuses et autres.

3. Nous souhaitons à tous les Burundais de l’intérieur du pays, aussi bien qu’à ceux de l’extérieur du pays une joyeuse fête de l’Unité Nationale retrouvée; l’Unité qui est en effet la pierre angulaire de la paix et du développement durables.

4. Le thème retenu pour ce vingt-sixième anniversaire de la Charte de l’Unité Nationale est: « Consolidons l’Unité Nationale, Source intarissable de Paix et de Développement durables». Que ce soit une occasion pour chaque Burundais de s’auto évaluer et de s’engager à consolider l’Unité en paroles et en actions.

5. Grâce à la noble initiative prise par les Burundais à s’engager sur la voie de l’Unité, ce jour mémorable dans la vie de notre pays arrive au moment où les Burundais vivent dans la concorde et la paix.

6. L’objectif principal de cette journée festive est de faire un examen de conscience, de revisiter notre passé et débattre sur tous les obstacles qui ont mis à mal notre Unité surtout à partir de l’invasion du Burundi par les forces impérialistes.

Chers Compatriotes, Amis du Burundi;

7. L’organisation politique et sociale du temps de nos ancêtres ne reposait pas sur des dispositions légales codifiées. La promotion des droits de la personne, de la vérité, de la justice et de l’équité, le respect de la loi et de l’autorité, l’entente et le respect mutuel, l’esprit d’entraide et de solidarité, la bonne conduite et autres valeurs, faisaient partie intégrante des mœurs et coutumes du Burundi et se pérennisaient grâce à une éducation traditionnelle légendaire. C’est ainsi que les Burundais d’antan savaient très bien ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, pratiquaient le beau vivre ensemble et tranchaient leurs disputes dans le calme et la sérénité.

8. Avant l’avènement des colons au Burundi, il n’existait ni de divisions ethniques, ni de divisions basées sur les régions. En effet, les considérations socioéconomiques du Burundi précolonial s’articulaient autour du clan. Les descendants d’un même ancêtre s’estimaient comme frères et sœurs de sang, ils se partageaient équitablement la terre et le bétail, ils échangeaient des cadeaux avec leurs voisins parmi lesquels ils choisissaient les époux.

9. En outre, l’organisation socioéconomique du Burundi d’avant la colonisation faisait que chaque famille ait des responsabilités au sein de la société dans un contexte de complémentarité interfamiliales.     

10. Le clan constituait en même temps une référence et un miroir vis-à vis de ses membres et de ceux qui l’observaient de l’extérieur. Quelqu’un de brave dans la famille faisait la fierté de son clan tandis qu’un indigne au sein d’une famille faisait honte à tout son clan. C’est de cette approche sociologique que prennent racine certains adages couramment utilisés au Burundi tels que : « Celui qui mange un chien fait honte à toute sa famille, ou encore « Le roi te juge sur base de ton clan et non sur base de tes avoirs»

11. Le plus souvent, les membres d'un même clan ont en commun un ancêtre, d'autres ont en commun leurs origines géographiques. Certains clans rassemblent des membres issus de différentes ethnies, entre autres: Abajiji, Abacuri, Abanyakarama, Abaha, Abenengwe, Abungura, Abakiga...

12. Considérant l'importance du rôle joué par les clans dans la consolidation de l'unité nationale et compte tenu de l'impact négatif que leur dislocation a eu sur la société burundaise, où certains se sont désintéressés de leurs castes d'origine et ont perdu le sens de l'entraide et de la solidarité, il est plus que souhaitable qu'on restaure cet héritage de nos illustres ancêtres et que cela nous aide à nous affranchir de certaines croyances.

13. Le devoir de préserver et de pérenniser les idéaux d'Amour et d'Unité que nos ancêtres nous ont légués, nous incombe, et rien ne nous empêcheraient de poursuivre la bonne voie qu'ils nous ont tracée, et même d'aller au delà, pour qu'au regard du passé de notre pays, les générations futures puissent un jour reconnaitre que si le Burundi n'a pas sombré, c'est grâce à l'Unité et la bravoure des dignes fils et filles du pays.

14. Selon les études ethnographiques, faites par ceux là mêmes qui nous ont divisés sur base de simples détails morphologiques, l'on parle d'ethnies pour des groupes humains ne parlant pas la même langue, ne partageant pas la même culture et les mœurs. Il y a donc lieu de se demander pour quels motifs et sur quels critères ces mêmes personnes sont venues diviser les burundais en trois ethnies, puisque nous avons en commun la langue, la culture et les mœurs en tant que peuple

15. Nul ne peut affirmer que les termes  Umuhutu, Umututsi, Umutwa sont des inventions coloniales mais leur sens et leur usage  ont été détournés et instrumentalisés pour mieux servir une toute autre idéologie, celle de diviser pour régner. Le Roi Albert 1er en est lui-même l'instigateur à travers le fameux Arrêté Royal du 21/08/1925, portant Réorganisation Administrative du Congo  et du Ruanda-Urundi.

16. Après avoir triomphé dans la lutte pour son indépendance, le coup presque fatal a été porté contre le Burundi avec l'assassinat du socle et du héros de l'Unité nationale, le Prince Rwagasore et ses vaillants compagnons de lutte. Avec sa mort, l'idéologie du colon renaissait à travers des institutions acquises à sa cause. Des burundais désignés de telle ethnie étaient persécutés et mis à mort, d'autres, dont le seul tort était d'être nés dans certaines régions, étaient tués ou contraints à l'exil. Ainsi les malheurs du Burundi débutaient et allaient durer des nombreuses années.

Chers Compatriotes, Amis du Burundi;

17. Oui, c’est vrai, 26 ans viennent de s’écouler depuis que nous avons signé le pacte de renouer avec l’unité nationale, héritage de nos grand-père.          Mais à l’heure actuelle, personne n’oserait dire que l’unité des Burundais est un chantier terminé ou bien un sentier battu. Alors, me demanderiez-vous : « Que faire pour que le Burundi soit marqué par cette unité qui n’est pas seulement de façade, une unité véritable, une unité qui transparaît à travers la parole  et les actes ? »

  • Considérant que l’unité, la concorde et l’entraide sont parmi les valeurs positives qui ont caractérisé le peuple burundais, celles-ci doivent être enseignées à toutes les générations, et elles doivent faire objet d’échange et de conversation toujours et en tous lieux.
  • Tout Burundais est appelé à bannir toute parole et tout comportement divisionniste ; l’unité nationale doit être considérée comme la strophe et le refrain dans la vie de tous les jours.
  • Rappeler et répéter sans cesse que, dans nos différences,  nous avons une même mère : notre patrie, le Burundi.
  • Aimer et faire aimer le pays où nous sommes nés, et garder vive la conviction qu’il s’agit là d’un bien commun. Nous devons tous nous sentir fiers d’être appelés Burundais et manifester cette dignité.
  • Garder constamment en mémoire que l’union fait la force et que soient organisés des projets  et des travaux de développement qui rassemblent les Burundais.
  • Réserver une place de visibilité à tous les Burundais qui vivent selon l’idéal de l’Unité, afin qu’ils servent d’exemple à ceux qui sont encore en arrière.
  • Nous rappeler sans cesse que l’Unité constitue le bouclier et le fondement du développement durable.
  • Bannir toute parole et toute action divisionniste ainsi que toute autre attitude de nature à séparer les gens et déchirer le tissu social burundais.
  • Rendre témoignage à la vérité, afin que la justice et l’équité retrouvent droit de cité dans notre pays, le Burundi, comme cela était avant l’arrivée des colonisateurs.
  • Pointer du doigt et dénoncer les suppôts de la trahison, et désapprouver massivement toute attitude ou comportement qui risque de nous replonger dans le triste noir du passé ou nous faire perdre nos acquis.
  • Le programme de formation patriotique voudra prévoir des chapitres qui aident la population à comprendre et à intérioriser le bien fondé de l’Unité Nationale ainsi que les conséquences désastreuses de la division.
  • Faire savoir que ce qui nous rassemble et nous unit est de loin plus important que ce qui nous divise, que nos différences sont plutôt une richesse, car elles nous permettent de nous reconnaître complémentaires les uns les autres.
  • Sauvegarder les bonnes coutumes et les traditions qui ont toujours caractérisé nos aïeux.
  • Aux médias, Nous demandons de réserver une tranche suffisante pour diffuser des émissions culturelles et sociales qui renforcent l’Unité Nationale.

18. Cette année, Nous avons lancé la campagne de moralisation de la société,  pour sensibiliser la population à adopter une attitude digne, à se comporter conformément à la valeur supérieure à toutes les autres : Ubuntu. Tous les citoyens doivent puiser leur inspiration à la source  de la tradition de nos grands-parents. L’unité Nationale occupera une place de choix dans tous les ateliers d’échanges qui seront organisés.

19. Nous sommes doublement satisfaits, car il existe des signes évidents qui montrent que pas mal de Burundais ont déjà compris l’importance de militer en faveur de l’unité et son renforcement. Les faits assez récents, où certains gourmands, animés d’un appétit de loups, et avec la complicité de certains étrangers, ont tout essayé pour diviser les Burundais sans succès constituent l’illustration.

20. L’unité que nous célébrons aujourd’hui n’est donc pas une leçon apprise,     c’est un bon héritage nous laissé par nos ancêtres. Vous vous rappelez d’ailleurs que, dans la dernière strophe de notre hymne national, nous chantons ceci :    «Que règnent l’Unité, la Bravoure et la Tranquillité au Burundi». Il vous souviendra aussi que la devise du Burundi commence par l’Unité.

21. Nous pourrions dire que l’unité est un trésor que tous les peuples du monde exploitent pour arriver à la paix et au développement durable. Gardons- nous toujours donc de la prendre à la légère; ne la négligeons jamais !

Chers Compatriotes, Amis du Burundi;

22. En ces temps-ci, nous remarquons que ceux qui ont investi dans les divisions et les programmes de semer la zizanie dans la population burundaise ressemblent à un orchestre sans spectateur, en ce sens que personne ne supporte plus leur compagnie. Restons donc solidaires en nous rappelant que l’unité des Burundais a de tout temps été le bouclier qui protège des catastrophes notre pays, puis faisons toujours sourde oreille à ceux-là qui nourrissent le rêve d’entretenir des divisions  au sein de notre population.

23. Nous invitons tous les Burundais à se compléter, à se sentir tous fils et filles de la nation, à conjuguer leurs efforts dans leurs différences, à soutenir toute initiative qui vise le bien-être de la population pour parvenir enfin au progrès et au développement de notre cher patrie.

24. Nous saisissons cette occasion pour lancer un appel à tous les réfugiés Burundais pour qu’ils rentrent au pays natal afin qu’ils contribuent à la construction de leur pays avec leurs frères et sœurs, car la paix est une réalité à travers tout le pays. Nous demandons à tous les Burundais de faire preuve de leur amour et hospitalité légendaires dans l’accueil de leurs frères et sœurs qui retournent au pays, de les aider, de les soutenir, de partager avec eux ce qu’ils ont, de les aider à se sentir chez eux.

25. Nous voudrions réitérer notre exhortation à soutenir la Commission Vérité et Réconciliation aujourd’hui à l’œuvre. Pour que l’unité soit renforcée, tout ce qui l’a entachée dans le passé comme le mensonge, la haine, les rumeurs, les montages, l’occultation de l’histoire, etc., tout cela doit être porté à la lumière. C’est à ce prix que nous pourrons prendre la décision de faire         un nouveau départ.

26. Nous souhaitons à tous les citoyens burundais, sans aucune exception, à fêter ensemble, dans l’allégresse,  l’anniversaire de la Charte de l’Unité Nationale. Consolidons l’Unité Nationale, Source intarissable de Paix et de Développement durables. 

QUE DIEU BENISSE LE BURUNDI ET SON PEUPLE,

ET QU’IL NOUS GUIDE SUR LE CHEMIN DE L’UNITE.

JE VOUS REMERCIE

Barundi, Barundikazi, Ncuti z’Uburundi;

1. Tubanje gushimira Imana Mushoboravyose yo yatuzigamye gushika   kuri uyu musi mwiza, aho turamutse duhimbaza imyaka 26 iheze Abarundi biyemereje amasezerano y’Ubumwe bwabo.

2. Imyaka 26 irumanye Abarundi baraganye kugaruka mu nzira y’Ubumwe basezeranye kwirinda, kwamirira kure no kurwanya ico cose coza kubacanishamwo iyo coturuka hose, biyemeza kurwanya uwo wese yitwaza amacakubiri y’amoko, intara, amadini, n’ayandi mazimwe.

3. Turipfurije Abarundi bose, abari mu Burundi n’abari hanze y’igihugu umusi mukuru mwiza w’Ubumwe bwacu, Ubumwe shingiro ry’ubuzima bw’igihugu cacu bukaba n’isoko ry’amahoro n’iterambere rirama.

4. Duhimbaje uyu musi twisunze icivugo gikurikira:« Dutsimbataze Ubumwe bwo nkinzo y’Amahoro  n’Iterambere birama». Uyu musi nubere zina Murundi wese akaryo keza ko kwirimbura no kwigira inama yo gutsimbataza ubumwe mu mvugo no mu ngiro.

5. Kubera iyo nama nziza Abarundi twigiriye, kubera iyo ngendo iteye igomwe Abarundi twafashe, uyu musi udasanzwe mu buzima bw’Igihugu cacu ushitse twunze Ubumwe kandi turi mu mahoro.

6. Intumbero y’uwu musi mukuru rero ni ukuzirikana, tugakubitiza agatima mpembero, tukibukanya intambamyi zose zasubije inyuma Ubumwe bw’Abarundi na cane cane dufatiye ku muzo w’abakoroni babaye inkomoko y’intwaro za karyanishamiryango mu Burundi.

Barundi, Barundikazi, Ncuti z’Uburundi;

7. Basokuru nta mategeko yanditse bisunga mu gutunganya ivy’igihugu canke mu mibano yabo. Aha twovuga ibijanye no kwubahiriza agateka ka zina muntu, gushira imbere ukuri, ingingo n’ubutungane, kwubaha amategeko n’indongozi, kwubahana hagati y’abantu, gufashanya, gushigikirana no gutabarana, kugendera ubuntu n’ibindi,… Ivyo vyose vyari mu mico n’imigenzo y’Abarundi, bigashimangirwa n’indero yo kuziko no mu kibano, maze ikizira bakakiziririza, bakibanira neza mu mahoro ata wanrya wangura, bakongera bagatorera umuti amatati n’ibibazo bitandukanye mu mutekano ntangere.

8. Aho hambere ibintu vy’amoko n’intara imburakimazi zagiye zirogerako mu kuryanisha Abarundi mu bihe biheze n’ivya none ntivyavurwa kuko ico Umurundi yashira imbere wari umuryango wagutse akomokamwo, abasangiye abasokuru bamwe wasanga bashikirana cane nk’abavukanyi. Ubumwe bugahera aho, bugashamikira ku guhana inka, amatongo n’abageni. Vyongeye, tuzirikane ko n’Imana mu guhezagira Igihugu yama ica ku muntu canke ku muryango.

9. Iruhande y’ivyo, umuryango wose waba ufise ico ujejwe mu buzima bw’Igihugu, nk’ingabire abagize umuryango bahawe n’Imana. Maze imiryango yose ikuzuzanya, ikaba magiriranire. Umworozi yakenera umurimyi, umuhigi agakenera umucuzi, umukomyi w’impuzu agakenera umubumvyi w’inkono, Umwami n’abamufasha bagakenera abakevyi n’abungere.

10. Hariho n’abafasha Umwami kurongora Igihugu mu vyibare, ingabo, abanyamabanga, abacuzi, abahigi, incoreke, abavuzi, abagendereza ibihe, abakamyi, n’abandi, n’abandi. Benshi muri abo bava mu baganwa, abahanza, abajiji, abanyange, abanyakarama, ababanda, abenengwe n’iyindi miryango.

11. Umuryango wari nk’icirore abantu barabiramwo abawugize; intwari mu muryango yatera iteka abawugize bose, inera igatera iceyi bose. Ni naho hakomotse imyibutsa nk’iyi:« Umuryambwa aba umwe agatukisha umuryango, canke ngo « Umwami akubaza umuryango ntakubaza ico warariye».

12. Kenshi na kenshi, abasangiye umuryango baba bakomoka ku musekuru umwe ariko hari aho izina ryava ku mamuko y’iyo baje bava. Mwomenya kandi ko hari imiryango myinshi isangiwe n’abahutu, abatutsi n’abatwa. Uturorero ni nk’AbajijiAbacuriAbanyakaramaAbahaAbenengwe, Abungura, Abakiga, n’iyindi. Biragaragara neza ko mu miryango y’Abarundi ariho koko Ubumwe nyabumwe bwabarizwa; ni naho abakoroni bashimikiye mu gusambura Ubumwe bw’Abarundi.

13. Twihweje urahara rudasanzwe imiryango yari ifise mu gushimangira Ubumwe bw’Abarundi, tukihweza ingaruka mbi zatewe n’ugutatana kw’imiryango aho mbere ugasanga abayigize batakimenyana, batakiramukanya canke ngo bafashanye, dusanga vyoba vyiza dusubiye kw’iragi ryiza rya basokuruza, tukareka guhendwa tubona.

Birababaje cane kubona hari abicanye kubera amacakubiri kandi mu mamuko bari basangiye umuryango, kumwe Kahini yica umuvukanyi wiwe Aberi bikamubera intandaro y’umuvumo w’akaramata.

14. Ko basokuru rero badusigiye amakanda y’Urukundo n’Ubumwe, nta cobuza ko iyo nzira baciyemwo ikaberera twoyicamwo natwe, mbere tukayinoza gusumba, tureke kuba ba katiyunguruza dutere intambwe dukutse isemo aho bari bayigejeje, gurtyo abazokwaruka mu nyuma bariko barihweza ivyo twaciyemwo muri kahise k’Igihugu cacu baze bavuge bati: iyo hadaseruka abagabo Igihugu cari guhava kigenda akagirire. 

15. Ivyigwa vyakozwe n’abo baje kutuyovya mu kuducamwo imigwi no kutuvangura bitwaje amazuru, imisaya n’imbaga z’aba na bariya, birerekana neza ko iyo abantu badasangiye ubwoko badaheza ngo basangire ururimi, imico n’imigenzo. None ko Abarundi tuvuga ururimi rumwe, tukagira imico n’imigenzo imwe, Ababirigi bisunze iki mu kutugaburamwo amoko atatu?

16. Ntawovuga ko amajambo « Umuhutu, Umututsi canke Umutwa » yazanywe n’abakoroni. Ikibi Ababirigi bakoze ni ukuyaha insiguro n’intumbero itandukanye cane n’insiguro n’intumbero Abarundi bayaha. Ivyo biragaragara neza mw’itegeko ry’Umwami w’Ababirigi Albert 1er ryo kuwa 21 Myandagaro 1925, ritunganya intwaro muri Kongo, Urwanda n’Uburundi. Iryo tegeko niryo nkwezi y’akarongo y’amazimwe yazingamitse Uburundi kugeza uno musi. Vyongeye, iryo tegeko n’ubu ntirirafutwa.

17. Ikibabaje cane n’uko n’inyuma y’aho Uburundi buhaburije Intahe y’Ukwikukira, umushinge w’Ubumwe wari ushingiye kuri Rwagasore n’Intwari zamufasha waciye usenyurwa, Uburundi buramutswa indongozi zigendera ku mabwire n’imigambi vy’abakoroni, bamwe mu benegihugu baratotezwa bazira ubwoko bometsweko kurya bomeka iparati ku modokari, abandi batotezwa bazira intara batatoye kuvukiramwo, bamwe baragandagurwa, abandi barangazwa, amaganya n’amarira, intuntu n’agahinda, bishwara Uburundi imyaka n’iyindi.

Barundi, Barundikazi, Ncuti z’Uburundi;

18. Ego niko haraciye imyaka 26 dusezeranye gusubira kw’Iragi ry’Ubumwe twarazwe na basokuru. Yamara rero, uno musi ntawovuga ngo Ubumwe bw’Abarundi ni inzu yuzuye canke ngo ni inzira yanoze. Muti none hokorwa iki ngo Uburundi burangwe n’Ubumwe atari uruhendo, Ubumwe nya bumwe atari mu mvugo gusa?

  • Kubera ko Ubumwe, gufatana munda no gutabarana ari bimwe mu biranga Imico y’Abarundi, bikwiye kwigishwa kandi bikagirwa ikiyago muri vyose na hose;
  • Zina Murundi wese ahamagariwe kwamirira kure imvugo n’ingendo y’amacakubiri, Ubumwe akabugira igitero n’icitabirizo mu buzima bwa misi yose;
  • Kwibutsa kandi tukibukiriza tudahengeshanya ko mu butandukane bwacu, dusangiye Umuvyeyi umwe ari bwo Burundi;
  • Gukunda Igihugu catwibarutse, tukama tuzirikana ko ari umurima w’isangi, twese tukanezerwa no kwitwa Abarundi;
  • Kwama tuzirikana tudahengeshanya ko nyamwigendako atarimira impeshi, maze hagatunganywa imigambi myiza n’ibikorwa bihuza Abarundi;
  • Guha ikibanza kibereye Abarundi bagendera Ubumwe, kugira n’abandi babafatireko akarorero;
  • Kwama twibukanya ko Ubumwe ari inkinzo n’umushinge w’iterambere rirama;
  • Kwamirira kure, imvugo canke ingendo y’amacakubiri n’izindi nyifato zivangura canke ziryanisha Abarundi;
  • Gushingira intahe ukuri, Ubutungane n’Ingingo bikiganza mu Burundi nkuko vyari imbere y’umuzo wa ba sesankuyoze;
  • Kudomako urutoke tukongera tugashengeza ba mpemuke ndamuke, tukiyamiriza ico cose codusubiza mw’ihumbi canke iyo twavuye;
  • Inyigisho zo gukunda Igihugu zotegekanya ibigabane bifasha abenegihugu gutegera no kuzirikana akamaro k’Ubumwe n’ingaruka mbi z’indyane;
  • Kumenya kandi tukamenyera ko ico dupfana kiruta ico dupfa, kandi ko ubudasa bwacu ari nyabuna ubutunzi kuko butuma twuzuzanya;
  • Gukingira imico n’imigenzo myiza vyamye biranga ba sokuru;
  • Ibimenyashamakuru bisabwe guha ikibanza gikwiye ibiganiro n’utugenegene bikomeza Ubumwe bw’Abarundi.

19. Muri uno mwaka, twaratanguje isekeza ryo guhimiriza Abarundi ngo bagire inyifato ibereye, bagendere ubuntu, bisunge na ntaryo imico n’imigenzo kama ya basokuru. Mu nyigisho nkarishabwenge dutegekenya, Ubumwe bw’Abarundi buzohabwa ikibanza kibereye.

20. Duhiriwe dushije, hari ibimenyetso bitabesha bigaragaza ko Abarundi batari bake bamaze kwumva akamaro ko guharanira Ubumwe, no kubutsimbataza. Akarorero ka hafi tukagafatira ku bihitiye aho ba mpemuke ndamuke bafatanije na ba kavamahanga bagize amacakubiri no kuryanisha abonse rimwe umwuga ataco batakoze ngo bacanishemwo Abarundi ariko bikabata ku w’amazi.

21. Ubumwe turamutse twigina uno musi si urwigano. Ni iragi ryiza twarazwe. Muribuka mbere ko mu gusozera Ururirimbo ruhayagiza igihugu cacu tuvuga tuti : «Horana Ubumwe n’Abagabo n’Itekane ». Ubumwe kandi buza imbere mu civugo c’Igihugu cacu: «Ubumwe, Ibikorwa, Amajambere».

22. Twovuga ko Ubumwe ari itunga rihambaye n’amakungu yose akamisha kugirango ashike ku mahoro n’iterambere birama. Twame rero nta ntaryo twirinda kubwanjanjwako.

Barundi, Barundikazi, Ncuti zUburundi;

23. Muri kino gihe, biragaragara ko abashize umutahe mu kudandaza amacakubiri bateranya beneburundi basa n’abatamba birorera, kuko atari benshi babaha nirwere. Dufatane mu nda rero mu kuzirikana ko Ubumwe bw’Abarundi aribwo bwamye ari inkinzo yakingiye Igihugu cacu mu makuba caciyemwo, maze duharire ivomo abo bose bakirota gucanishamwo Abarundi.

24. Duhamagariye Abarundi bose kwuzuzanya, biyumvemwo Igihugu cabibarutse, bahaguruke bashire inguvu zabo hamwe mu budasa bwabo, bashigikire ico cose kizanira ineza Abenegihugu maze duteze imbere igihugu cacu.

25. Tuboneyeho akaryo ko gusubira gutera akamo abahunze Igihugu bose ngo bagaruke bafashanye n’abavukanyi babo kwubaka igihugu mu gihe tubona ko amahoro asasagaye hose; tugasaba Abarundi bose kwerekana umutima w’urukundo wamye ubaranga mu kwakira benewabo bariko barahunguka, babafashe, babashigikire, basabikanye ivyo babasanganye, babereke ko bisanze.

26. Twashaka kandi gusubira kubasaba kubandanya mushigikira umurwi wo kumenya ukuri no kunywanisha Abarundi uri ku kivi. Kugira Ubumwe butsimbatare, ivyagiye birabutosekaza nk’ibinyoma, inzigo y’akazikira, insaku, ibihuha, amarementanya, kunyegeza ukuri kuri kahise n’izindi ngeso mbi bije ahabona, hanyuma tubone kwigira Inama y’intango nshasha y’amahoro Imana yatwihereye atawe igishije inama.

27. Twipfurije Abarundi bose iyo bava bakagera guhimbaza umusi mukuru w’Ubumwe bwabo mu rweze, twese hamwe Dutsimbataze Ubumwe bwo nkinzo y’Amahoro n’Iterambere birama.

IMANA IHEZAGIRE UBURUNDI N’ABARUNDI YONGERE

ITWUNGIRE UBUMWE, MURAKOZE.

A son arrivée mercredi 18 janvier 2017, Smaïl CHERGUI, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de la Commission de l’Union Africaine s’est rendu au cimetière de Mpanda où reposent les corps des militaires burundais qui sont morts en Somalie lors des opérations de maintien de la paix.
L’envoyé de la Commission de l’Union Africaine a posé des gerbes de fleurs sur les tombes de ces disparus et leur a rendu hommage. Il a précisé que l’Union Africaine évoquera toujours leur mémoire avec respect parce que les militaires burundais ont fait plus que leur devoir. « C’est un devoir élémentaire de venir ici rendre hommage à nos soldats de la paix qui ont payé le prix le plus élevé pour donner la possibilité à leurs sœurs et frères somaliens de retrouver la quiétude, la paix et la sécurité. Je pense que c’est le minimum. Nous continueront à fleurir leur mémoire et à nous rappeler de ce geste suprême qu’ils ont fait pour la Somalie et pour l’Afrique toute entière », a dit Smaïl CHERGUI.
Parmi les militaires qui sont morts en mission de maintien de la paix en Somalie figure, le Général Major Juvénal NIYOYUNGURUZA qui était commandant adjoint de la force burundaise du 1er contingent en Somalie mort le 17 septembre 2009. « A cette occasion je voudrais à nouveau présenter notre souvenir émus à leurs familles mais également au peuple burundais qui l'a accepté de façon sacrée» a ajouté le Commissaire à la paix et à la sécurité de la Commission de l’UA.
Trois ministres ont accueilli Smaïl CHERGUI dont le Ministre des Relations Extérieures, le Ministre de la Défense nationale et le Ministre de la Sécurité publique ainsi que le Chef d’Etat Major général de l’Armée burundaise.
Le Ministre des Relations extérieures Alain Aimé NYAMITWE a saisi cette occasion pour apprécier la bravoure des militaires burundais en Somalie. Il a fait savoir que ce travail qui a coûté leurs vies demeurera toujours en leurs mémoires.

Le contingent des militaires burundais dans le cadre du maintien de la paix en somalie vont percevoir leurs dues après 11 mois de blocage. Cela est contenu dans un mémorandum signé jeudi 19 janvier 2017 entre le Premier Vice-Président de la République Gaston SINDIMWO et Smaïl Chergui, le chargé de la paix et de la sécurité au sein de l'Union Africaine. Dans un point de presse qu'il a animé avant de quitter le Burundi, Smaïl Chergui a précisé que conformément au mémorandum d'entente signé entre le Burundi et l'Union africaine, les salaires des militaires burundais en Somalie doivent transiter par le gouvernement. Le commissaire à la paix et à la sécurité a également affirmé que les troupes déployées en Somalie doivent être traitées de la même manière.

En ce moment se tient à la Haye au pays Bas la 15 ème session de l’Assemblée générale des parties du Statut de Rome dont émane la Cour Internationale Pénale( CPI). La session est organisée au moment où des pays, le Burundi en tête, suivi de l’Afrique du Sud, de la Gambie et dernièrement de la Russie, ont décidé de se retirer de la CPI. L’ambassadeur du Burundi au pays Bas, Vestine Nahimana, a saisie l’occasion d’expliciter, séance tenante, les raisons ayant poussé le Burundi à se retirer de la CPI. Nous vous proposons l’intégralité de la communication de l’ambassadeur.

Monsieur le Président de l’Assemblée des États Parties,
Mesdames, Messieurs membres du Corps diplomatique de La HAYE,
Distinguées délégués tout Protocol observé,

Permettez-moi au nom du peuple et du Gouvernement de la République du Burundi de vous adresser mes salutations les plus chaleureuses. C’est aussi un réel plaisir de me retrouver devant cette auguste Assemblée pour exprimer les ressentis du peuple burundais en ce moment où l’attention de l’opinion tant nationale qu’internationale est tournée vers le Burundi.
Vous êtes sans doute au courant de la notification du retrait de la République du Burundi du Statut de Rome. La décision a été prise suite à la demande du peuple Burundais et reflète sa volonté souveraine. Cette décision a aussi été motivée par le fait que tous les efforts raisonnables, déployés par le Gouvernement pour faire valoir ses droits de complémentarité garantis par le Statut de Rome ont été irrémédiablement compromis.
La violation systématique du Statut de Rome et un certain nombre d’actions qui ont remis en cause l’indépendance du Bureau du procureur a amené le Burundi à se retirer dudit statut.
En effet, pendant plus d’une année et avant d’entamer la procédure de retrait, le Burundi s’est approché du Bureau du Procureur pour protesté par écrit, par le biais de contacts diplomatiques, des délégations ministérielles et des correspondances diplomatiques contre des mesures prises par le procureur que le Burundi considérait potentiellement compromettante pour la sécurité et la cohésion nationale. Le Burundi était préoccupé en particulier par le manque de sensibilité et de coopération de la part du bureau du Procureur suite aux informations fournies par le Burundi concernant certains citoyens burundais qui sont poursuivis par la justice Burundaise pour leur participation active aux crimes graves qui ont coûté la vie de nombreux citoyens innocents et agents de sécurité. Ces personnes ont été frappées de mandats d’arrêt internationaux.
Le Gouvernement de la République du Burundi était surpris et scandalisé par le fait que malgré la protestation et les informations fournies au Bureau du Procureur pour clarifier la situation, ce dernier persistait à les inviter et à les offrir des opportunités lors des audiences accordées par le Bureau du Procureur pour faire des attaques et des allégations fausses et diffamatoires contre le Gouvernement du Burundi.
Le Burundi était préoccupé par l’utilisation du langage politique et partisan comme « troisième mandat » par le Procureur lors de ses sorties médiatiques sur la situation au Burundi, malgré les décisions des tribunaux nationaux et régionaux validant le mandat Présidentiel remporté par le Président du Burundi, Son Excellence Pierre NKURUNZIZA et dont le verdict populaire est souverain et irréversible.
Le Burundi n’a cessé d’exprimer son indignation face à l’influence flagrante exercée par l’ancienne puissance coloniale j’ai nommé la Belgique, l’Union européenne, et certaines organisations internationales dont l’Organisation de Droits de l’homme des Nations Unies dans la décision prise par le procureur concernant l’ouverture d’un examen préliminaire sur la situation au Burundi. Ces actions compromettantes violaient la lettre et l’esprit du statut de Rome.
La coopération demandée par le Gouvernement pour dissiper les inquiétudes des uns et des autres est restée sans suite ; le procureur préférant donner les réponses par voies des médias.
L’adhésion du Burundi au statut de Rome a été motivée par les garanties de respect de l’indépendance et la souveraineté des Etats Parties prévues dans les dispositions sur la complémentarité, l’indépendance des organes statutaires de la CPI, en particulier, l’indépendance du Bureau du Procureur dans l’administration de la justice internationale. Une fois que le peuple burundais a eu les preuves de violations de ces garanties avec tant de préjudices potentiels à la République du Burundi, il a pris ses responsabilités en vertu du Statut de Rome et de la Constitution du Burundi pour dénoncer et exiger le retrait immédiat du Burundi.
Pour le Burundi comme nombreux pays africains, l’esprit fondateur du Statut de Rome était la motivation profonde pour son adhésion. C’est cet esprit fondateur qui était jusqu’à lors la panacée et l’espoir pour tous les peuples et victimes du colonialisme en Afrique.
Le Burundi a domestiqué et intégré le Statut de Rome dans sa législation nationale. Sur l’inspiration du modèle de la CPI, le Burundi a promulgué la Loi sur la protection des personnes vulnérables, les victimes et les témoins. Ces lois relevant de la compétence complémentaire du Statut de Rome, étaient déjà en application par la justice indépendante et fonctionnelle du Burundi avant, pendant, et après la crise politique qui avait débuté en avril 2015.
L’indépendance et l’efficacité du système judiciaire burundais est renforcée par la Cour de Justice de la Communauté de l’Afrique de l’Est devant laquelle les Burundais s’estimant lésés font régulièrement recours pour obtenir justice. En outre, le Burundi dispose des mécanismes constitutionnels de justice transitionnelle notamment la Commission Vérité et Réconciliation, la
Commission Terres et Autres Biens, la Commission des droits de l’homme, le Conseil National de la Communication et j’en passe. Ces Institutions de Justice transitoires ont été établies par l’Accord de Paix d’Arusha pour établir les responsabilités et réparer les torts causés. Ces institutions sont en train de jouer un rôle clé dans le redressement de la situation socio-économique, culturelle et politique du Burundi.
La mise en place de ces institutions judiciaires indépendantes par le Burundi appuyé par la communauté internationale résulte d’une lecture de l’histoire du Burundi. Cela comprend la connaissance approfondie des sacrifices consentis par les martyres de la lutte pour l’Independence, les libertés, la démocratie, l’égalité et la cohabitation harmonieuse.
La crise d’avril 2015 n’a pas rendu ces institutions moins efficaces, moins indépendantes ou incapables d’enquêter et de poursuivre en justice tous les auteurs de ces crimes dans le territoire du Burundi. Au contraire, ces institutions ont effectué et continuent à exercer leur mandat à la satisfaction de la population du Burundi et de toutes les institutions nationales et internationales véritablement indépendantes qui ont pris le temps de venir voir et vérifier auprès de toutes les composantes de la population du Burundi et de ses institutions souveraines.
Au courant de mois d’Avril 2015, Son Excellence le Président Pierre NKURUNZIRA était choisi comme candidat aux élections présidentielles qui l’a par ailleurs remporté. Les principaux partis d’opposition avaient également participé à ce scrutin. Aujourd’hui ils siègent au Parlement et au Gouvernement. Toutes les contestations issues de ces élections par une certaine partie de l’opposition radicale ont été portées devant la Cour Constitutionnelle du Burundi et devant la Haute Cour de justice de la Communauté de l’Afrique de l’Est.
Néanmoins, une frange de l’opposition radicale qui avait opté pour le boycott du scrutin, a rejeté la voie de la légalité et la décision de la Cour constitutionnelle et de la cour de justice de la Communauté de l’Afrique de l’Est ; préférant la violence comme moyen d’expression et de revendications politiques. Le Gouvernement du Burundi estime que contester ou boycotter les élections ; manifester pacifiquement contre les résultats d’une élection est un droit protégé par la Constitution du Burundi.
Cependant, la protestation prétendument non-violente conduisant à la mort de civils et la destruction de biens privées et publiques, ou des attaques violentes contre des cibles militaires, civils et de la souveraineté de l’État, sont des actes criminels punissables par les lois du Burundi. Malheureusement, certains des citoyens du Burundi ayant publiquement revendiqués ces actes criminels, ont été à plusieurs reprises reçu par la CPI en audiences au cours desquelles ils prônaient leurs campagnes de mensonges, de dénigrement, de calomnies et des affabulations contre le Burundi et en absence de ses représentants non invités.
Le Burundi a vivement protesté le fait que le Procureur fasse foi aux rapports fabriqués par ces transfuges de la justice Burundaise en les utilisant comme la base de sa décision d’entamer un examen préliminaire de la situation au Burundi.
Le Burundi s’est inquiété de la crédibilité accordée par le Procureur à ces transfuges de la justice Burundaise. Avec le soutien apparent de la CPI, ces transfuges recherchés par la justice Burundaise pour les crimes multiples, se sont transformés en victimes à la surprise et indignation du peuple
Burundais endeuillé par leurs actes barbares et d’une autre époque. La publication des photos dans les réseaux sociaux, la presse écrite et audiovisuelle pour justifier les menaces à l’encontre des dirigeants, politiciens et membres des forces de l’ordre Burundais par ces transfuges détournent et compromettent la lutte légitime du peuple Burundais contre la criminalité et l’impunité.
Suite à ces actes de provocations et de mépris, le Burundi a décidé à ne point se soumettre à cette violation flagrante du statut de Rome, qui équivaut pour le Burundi à une trahison de la souveraineté du Burundi, son peuple et les Institutions Nationales.
La violence qui a coûté la vie et les biens des victimes civiles, forçant des centaines de milliers à fuir en exil dans les pays voisins et occidentaux, a été bien coordonnée par certains politiciens radicaux, certains militants de la société civile, certaines organisations non gouvernementales nationales et internationales, des Gouvernements étrangers et un petit groupe de militaires et policiers, qui ont organisé un coup d’Etat avorté du 13 mai 2015. Les actes de terreurs visant à rendre le pays ingouvernable pour permettre une intervention étrangère destinée au changement de régime ont été orchestrés à partir du Rwanda, un État non partie au statut de Rome et de l’ancienne puissance coloniale du Burundi, la Belgique qui héberge la plupart de ces transfuges. À défaut d’une solution militaire, un plan invitant à faire recours à la CPI pour atteindre cet objectif a été arrêté.
Le Gouvernement informé de ce plan, avait envoyé Son Ministre de la Justice et garde des sceaux pour enrichir les informations fournies par la Mission diplomatique afin de faire comprendre au Bureau du Procureur que le Burundi était en train d’exercer son droit de complémentarité en ce qui concernait la situation dans le pays. Le Burundi a en outre envoyé par voie diplomatique et sur une base continue, les rapports détaillant les efforts qu’il déployait pour enquêter et poursuivre en justice tous les auteurs de crimes commis sur son territoire national.
Le procureur n’a pas fait suite aux rapports ou correspondances diplomatiques lui adressés pour demander des explications à propos des actions hostiles ciblant le Burundi. On s’attendait que le Procureur collabore conformément au Statut de Rome avec le Gouvernement pour l’accomplissement de ses obligations conventionnelles. Le respect de la souveraineté des nations, grandes et petites est le fondement des relations internationales, ainsi que le respect des droits de tous les peuples devant la Loi.
Malgré tous ses efforts tendant à avoir la coopération et une communication effective avec le Procureur de la CPI, le Burundi entendait comme tout le monde les décisions prises par le procureur sur le Burundi par le biais des déclarations publiées et diffusées dans la presse. Pire encore, une des déclarations télévisées du Procureur mettait en garde le Président de la République, son excellence Pierre NKURUNZIZA et le peuple Burundais sur la possibilité de son intervention si l’ultimatum du Président destiné aux détenteurs des armes illégales sur toute l’étendue du territoire de les remettre aux forces de sécurités nationales, conduisait aux crimes relevant de la compétence de la CPI. Le procureur par ces mises en garde à l’encontre du Président et du peuple Burundais se constituait donc en gendarme suprême sur le Burundi ayant perdue sa souveraineté par son appartenance au Statut de Rome. Le peuple Burundais dit non ! Mille fois non !
Pourtant, cette décision prise par le Président pour désarmer la population civile a été saluée par la majorité de la population Burundaise, les organisations sous régionales chargées de la paix dans les grands lacs, les pays et peuples Africaines et les mécanismes internes de maintien de la paix ainsi que les membres de la communauté internationale de bonne foi. Grâce à cette mesure la paix, la sécurité et la cohésion nationale sont revenues au Burundi. Dieu merci.
Le Burundi et le peuple Africain avaient remarqués que le Procureur n’avait pas émis une menace à l’encontre des dirigeants Français et Belges pour les mesures de sécurité musclées prises par ces deux États membres du Statut de Rome et de l’Union Européen, à la suite des attaques terroristes contre leurs territoires nationaux. Cette manière de s’attaquer au Président et au peuple d’une nation souveraine, Etat partie au Statut de Rome a été jugée condescendante et inacceptable par le peuple Burundais
Le 25 avril 2016, date anniversaire de l’investiture du Président NKURUNZIZA comme candidat aux élections présidentielles au Burundi était la date choisie par le Procureur pour annoncer sa décision d’ouverture d’un examen préliminaire sur la Situation au Burundi. Le gouvernement du Burundi avait écrit au procureur de la CPI pour rejeter sa décision.
Faute d’obtenir une réponse écrite, le Gouvernement du Burundi avait envoyé une délégation conduite par le Ministre des Relations Extérieures et la Coopération Internationale et le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux auprès du Procureur pour expliquer la position du Gouvernement et du peuple Burundais. Au cours de la réunion, le Gouvernement du Burundi avait réaffirmé sa préférence et le droit de complémentarité sur tous les crimes commis sur son territoire national. Le Gouvernement du Burundi avait informé le procureur que son intervention compromettrait les efforts nationaux, internationaux et régionaux tendant à apporter la paix, la réconciliation et la justice au Burundi.
Le Gouvernement l’avait informé :
- Que le Conseil de sécurité des Nations Unies qui a un mandat de renvoi des situations devant la CPI avait précédé l’intervention du procureur au Burundi ou il s’est rendu deux fois. S’il y avait besoin de faire un renvoi, il l’aurait fait ce qui n’est pas le cas.
- Que le Burundi était en communication avec le procureur et évaluait la situation sur son territoire national et pourrait procéder à un renvoi si la situation justifiait cette action.
Entre temps le Burundi continuait à coopérer avec la CPI en vue de démontrer la manière dont il exerçait ses droits de complémentarité sans bien sûr la coopération escomptée du Bureau du Procureur.
En Conséquence, le Burundi s’est retrouvé avec la seule option de se retirer du statut de Rome devenu dans ces circonstances comme un frein à la paix, à la cohésion nationale, à sa souveraineté, sa dignité et celle des peuples Africains victimes de justice sélective et discriminatoire.
Le Burundi reste attaché aux objectifs et principes fondateurs du Statut de Rome. Malgré son retrait, le Burundi continuera de s’appuyer sur ses objectifs fondateurs dudit Statut pour guider ses actions.
Après le dépôt de son instrument de retrait, le Procureur est venu à l’Ambassade du Burundi pour lui notifier les implications de l’Article 127 du statut de Rome sur son retrait. Profitant de cette visite, l’Ambassadeur avait invité le Procureur à adresser une correspondance officielle au Gouvernement Burundais pour clarifier et répondre à toutes les questions soulevées par le Burundi pendant plus d’une année sans réponse. En lieu et place d’un courrier officiel, le Burundi était consterné à lire dans les pages d’un journal, « Infos Grands Lacs » en date du 4 Octobre 2016 une mise en gardes contre le Burundi sur les conséquences de son retrait en cas de non coopération avec le Procureur pendant la période d’une année à partir de la date de dépôt de son retrait. Le Burundi rejette ces menaces dans les termes les plus énergiques car ces menaces violent l’esprit fondateur du Statut de Rome dont le Burundi est victime. Le Burundi demande une politique de communication qui représente le visage de la justice internationale et l’esprit original du Statut de Rome.
Je vous remercie de votre aimable attention.

Dans un communiqué daté du 1er janvier 2017, la République française, par le biais du porte-parole du ministère français des affaires étrangères et du développement international a rendu publique une déclaration sur l'assassinat du ministre burundais. La déclaration dit substantiellement ceci: '' La France condamne l'assassinat d'Emmanuel Niyonkuru, ministre burundais de l'eau, de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme, une personnalité pleinement engagée dans la protection de l'environnement. Nous présentons nos sincères condoléances à la famille de M. Niyonkuru et à ses proches ainsi qu'aux autorités burundaises''.

Le chef de l'Etat Pierre NKURUNZIZA a reçu en audience ce 20 décembre 2016 la Vice-ministre des Affaires étrangères de la République Sud-Africaine Molekanl Ellen, un envoyé spécial du Président Jacob Zuma. Elle était porteuse d'un message encourageant le Burundi à aller de l'avant.
Jean Claude KARERWA, porte-parole adjoint du Président de la République a précisé que le message envoyé par Jacob Zuma à son homologue burundais a pour but d'exprimer la satisfaction sud-africaine vis-à-vis des progrès réalisées au Burundi en matière de dialogue, de consolidation de la paix et de la sécurité. Ce message a également pour but d'encourager le Burundi à aller de l'avant dans cette noble initiative, a indiqué Jean Claude KARERWA. Il a également fait savoir que l'envoyée spéciale a révélé que l'Afrique du Sud a dernièrement reçu un rapport de la part du facilitateur Benjamin William MUKAPA, un rapport qui fait état des avancées significatives. Elle a par conséquent encouragé le peuple burundais à aller de l'avant dans cette initiative.
L'envoyée spéciale a enfin souhaité au nom du président sud africain une année de bonheur, de paix et de prospérité au Président de la République et au peuple burundais.
Le chef de l'Etat Pierre NKURUNZIZA a également reçu en audience peu après, un groupe de burundais vivant en Afrique du Sud. Ces burundais en vacances à Bujumbura apprécient positivement les réalisations au Burundi en matière de développement.

Dans une lettre adressée au Président de la République du Burundi, le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio GUTERRES remercie le Président de la République du Burundi Pierre NKURUNZIZA pour sa lettre du 12 octobre 2016 dans laquelle il l’a félicité pour son élection au poste de Secrétaire Général des Nations Unies.
Dans cette correspondance, Antonio GUTERRES a réitéré le ferme engagement de son organisation en faveur de la paix, la stabilité et le développement au Burundi ainsi que dans la Région des Grands Lacs. Il reste persuadé que le Burundi relèvera les défis multiformes auquel il est confronté à condition que les Nations Unies et le Burundi renforcent leur partenariat en vue de la consolidation de la stabilité pour le peuple burundais.
Le Secrétaire Général des Nations Unies compte sur l’engagement du Chef de l’Etat du Burundi et sa coopération afin de trouver une solution inclusive et durable à l’impasse politique que traverse son pays.

Après la soumission pour analyse des amendements d'un projet de loi organique portant mission, organisation, composition et fonctionnement de la police nationale du Burundi, le sénat burundais l'a adopté à l'unanimité ce vendredi 30 Décembre 2016.
Il a également été une occasion de clôturer la session parlementaire ordinaire d'octobre 2016 au sénat. Dans son discours, le président du sénat est revenu sur le bilan des 27 projets de loi adoptés par le sénat au cours de l'année qui vient de s'écouler y compris le budget général de l'Etat exercice 2017. Le président du sénat Révérien NDIKURIYO est revenu sur les descentes qu'il a effectuées à l'intérieur du pays. Il a demandé à la population de continuer les travaux qu'elle a initiés elle-même pour accroître la production. . Aux collecteurs d'impôts et de taxes, il a demandé de redoubler de vigilance. Révérien NDIKURIYO a également appelé les réfugiés burundais à regagner le bercail.

Le programme du gouvernement pour la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5ans sera restructuré sur la restauration de l'éducation digne de son nom. Le Président de la République l' a dit au cours d'une émission publique tenu ce vendredi , le 30 /12/2016 en province de Rutana. Pierre NKURUNZIZA estime que c'est 'un bon programme facilitant la population et qu'il va le poursuivre. Le président de la République indique que ce programme arrive au stade d'être évalué. IIl constate par exemple que suite à la polygamie un homme peut avoir 5 enfants ou 5 femmes dans une année et toute la charge des soins de santé revient au dos du gouvernement. Et d'indiquer que ce programme sera restructuré en tenant compte des doléances de la population en particulier les femmes qui apprécient la mesure, efficace pour elles mais qu'il faut revoir.

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